Peres, Abu Mazen partner serio riaprire negoziati

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In un’intervista esclusiva all’agenzia France Press, l’anziano presidente d’Israele, fa una serie di dichiarazione rilevanti: Abu Mazen nonostante il voto dell’Onu è un interlocutore importante e i negoziati devono ripartire.

Le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas reste “un partenaire sérieux” pour la paix en dépit de sa démarche à l’ONU, où la Palestine a obtenu le statut d’Etat observateur au grand dam d’Israël, a déclaré le président israélien Shimon Peres dans une interview exclusive à l’AFP.

“J’ai tenté de le dissuader d’y aller maintenant. Je lui ai dit: +Ce n’est pas le bon moment+. Mais je crois qu’il reste un partenaire sérieux, c’est un homme sérieux et j’ai du respect pour lui”, a ajouté M. Peres, qui connaît bien le chef de l’Autorité palestinienne.
Le président israélien, qui est à 89 ans l’un des derniers pères fondateurs d’Israël, a même concédé que M. Abbas avait fait preuve de “courage” en bravant l’opposition répétée d’Israël et des Etats-Unis pour aller à l’ONU. “Il a montré un certain courage non seulement en allant aux Nations unies, même si le moment n’était pas approprié, mais il a fermement pris position contre le terrorisme et en faveur de la paix”, a reconnu le prix Nobel de la paix dans un entretien accordé à une équipe de l’AFP, conduite par le PDG de l’agence, Emmanuel Hoog.
“Attendez, pourquoi se presser?”, a-t-il demandé au dirigeant palestinien. “Mais il s’est senti abandonné par nous, par les Etats-Unis, par l’Europe et le reste du monde, et il voulait faire quelque chose”, a souligné M. Peres, présent sur le devant de la scène politique israélienne depuis plus d’un demi-siècle.
Mahmoud Abbas a remporté le 29 novembre à l’Assemblée générale de l’ONU une victoire diplomatique majeure, qui a toutefois exposé les Palestiniens à des sanctions. Face à cette “attaque contre le sionisme et contre l’Etat d’Israël”, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé une relance de la colonisation en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est, et un blocage du transfert en décembre des taxes collectées pour le compte de l’Autorité palestinienne, soit 460 millions de shekels (environ 92 millions d’euros).

Rouvrir le chapitre des négociations
Evoquant une “crise de confiance”, M. Peres a estimé que le Quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne, ONU) “devait redevenir un organe de négociations” car il avait “la légitimité”.
“Le Quartette a commencé à faire du bon travail mais il a été interrompu pour différentes raisons”, a-t-il expliqué en mentionnant l’élection présidentielle américaine, “mais maintenant je crois qu’il doit revenir”.
“Je pense que nous avons terminé un chapitre et que nous devons rouvrir l’autre chapitre, qui est celui des négociations”, a plaidé M. Peres, tout en reconnaissant qu’il faudrait attendre le gouvernement issu des élections législatives du 22 janvier, pour lesquelles la coalition de droite de M. Netanyahu est grande favorite.
Les pourparlers de paix sont bloqués officiellement depuis septembre 2010, de facto depuis 2008. Mahmoud Abbas réclame pour les reprendre l’arrêt de la colonisation israélienne et la reconnaissance des frontières de juin 1967 comme référence des discussions.
Cette semaine, le chef de la Ligue arabe Nabil al-Arabi a appelé à tourner la page du Quartette, une formule qui privilégie selon lui un “processus” sans résultats au détriment d’une paix israélo-palestinienne.
La Russie avait estimé en novembre que le “format” du Quartette était dépassé, appelant à une coopération plus étroite avec la Ligue arabe.
Le Quartette international pour le Proche-Orient, qui a pour émissaire l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, a été lancé en 2002, sans jamais réellement parvenir à peser pour des pourparlers de paix.


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